La posture et la position jouent un rôle crucial dans notre mieux-être, autant physiquement que mentalement. Bien que souvent négligées, une bonne posture et une position adéquate sont essentielles pour prévenir les douleurs chroniques, améliorer la confiance en soi et favoriser une santé globale.
Posture et position, c'est la même chose non ?
D'emblée, il est crucial de comprendre que posture et position ne signifient pas nécessairement la même chose. La position se réfère à la manière dont on se place dans quatre grandes catégories : debout, assis, couché et en quadrupédie (à quatre pattes).
D'autre part, la posture représente la manière dont on ajuste notre corps dans ces positions. On peut adopter une posture bien droite sur une chaise ou être complètement avachi. La posture est l'état tonique que le corps adopte pour occuper une position, que ce soit une posture contractée ou une posture relâchée.
Déconstruisons le mythe de la « bonne posture »
Être en bonne posture dépend de notre position, de ce que l'on est en train de faire, de notre niveau d'énergie et de notre fatigue, ainsi que de nos désirs ou de nos expériences. Avoir une jambe croisée, être plus appuyé sur une jambe, dormir tout croche — toutes ces postures sont de bonnes postures dans la mesure où nous sommes à l'aise.
Si on dort tout croche et qu'on se réveille le matin pimpant d'énergie, cette posture n'est pas nécessairement mauvaise pour vous. Cependant, dormir tout croche avec un bras qui s'engourdit ou se réveiller avec des raideurs matinales peut indiquer une posture inadaptée.
La posture physique est intimement liée à la posture mentale
En ayant un objectif à court, moyen ou long terme, on peut ajuster notre posture pour accomplir ce qui doit être fait sans subir trop de désagréments. L'exemple d'un enfant qui doit faire ses devoirs illustre l'intimité entre posture mentale et physique : s'asseoir bien droit aide à la concentration et à l'accomplissement des tâches.
Une posture sans position, ça n'existe pas
On ne peut pas parler de posture sans parler de position et l'inverse est tout aussi vrai. On compte 4 grandes catégories de positions : assise, debout, couchée ou quadrupédie. Dans ces positions, il existe une multitude de postures qu'il nous est possible de faire.
Les positions, une question de points d'appuis
Les points d'appuis sont primordiaux lorsque vient le temps de soulever une charge lourde ou d'être en position statique de façon prolongée. Si un de ces points d'appuis est en souffrance, il y a de fortes chances qu'un autre point d'appui doive compenser pour celui-ci. Par exemple, un genou douloureux lors d'un concert obligera à transférer plus de poids sur le genou opposé pour alléger la douleur.
Et les actions dans tout ça ?
Selon l'action effectuée, il sera impératif d'adopter une posture et une position adéquate. Être couché dans son lit pour dormir n'est pas la même chose qu'être couché au sol sous son auto pour faire un changement d'huile.
La statique, l'ennemi numéro 1 de la posture
La statique est l'une des choses que le corps n'aime pas, étant donné qu'on doit maintenir une posture plus tonique afin de ne pas tomber. Lorsqu'on est statique sur un trop long terme, le corps est constamment à la recherche de son équilibre. Il est plus facile de garder son équilibre en bicyclette lorsqu'on est en mouvement que lorsqu'on est stable.
Trop bouger n'est pas nécessairement mieux
Trop bouger implique éventuellement une perte d'énergie considérable pour le corps humain. Plus on bouge, plus les muscles, tendons et os frottent. Plus le frottement est important, plus l'usure s'accentue. Cette augmentation de l'usure peut entraîner une inflammation articulaire et une sensation de douleur.
Améliorer votre conscience corporelle
Prendre conscience de son corps est sans doute la première étape essentielle. Il est naturel de vouloir éviter de ressentir la douleur, mais celle-ci est en réalité un signal d'un problème sous-jacent. Il est crucial de se rendre compte de l'état de son corps : son niveau d'énergie, de fatigue, les inconforts et les douleurs, l'amplitude respiratoire et les battements cardiaques.
L'ostéopathie, le pilates et la kinésiologie représentent des approches qui peuvent guider sur le chemin de la conscience corporelle.
Diminuer vos douleurs
Lorsque vous ressentez le moindre inconfort, vous évitez de solliciter cette zone. Cette adaptation entraîne inévitablement des répercussions compensatoires sur votre corps. Par exemple, une douleur au genou pousse à transférer plus de poids sur l'autre jambe, modifiant votre posture et créant potentiellement d'autres tensions.
En réduisant la douleur dans certaines parties de votre corps, vous contribuerez à un meilleur équilibre postural. Des séances de thérapie manuelle telle que l'ostéopathie ou la massothérapie peuvent être bénéfiques pour soulager vos douleurs.
Renforcer vos muscles stabilisateurs
Les muscles stabilisateurs sont là pour vous stabiliser dans votre position. Ce sont de petits muscles nombreux et situés en profondeur de notre corps près des articulations. Prendre conscience de ceux-ci nécessite l'accompagnement de spécialistes du mouvement, que ce soit en pilates ou en kinésiologie. Des activités telles que le yoga, la natation et la musculation peuvent également contribuer à améliorer le renforcement de ces muscles.
Ergonomie au travail ou dans toute position statique
Le corps humain tolère mal l'immobilité prolongée. Dans ces postures, la compression de certaines parties du corps freine la circulation sanguine, réduit l'apport en nutriments et en oxygène, et limite l'élimination des déchets cellulaires.
En ajustant votre espace de travail (hauteur des écrans, positionnement de la souris), vous favoriserez une meilleure posture statique à long terme. L'utilisation d'un siège ergonomique permettra une répartition plus équilibrée du poids sur différents points d'appui. De plus, il est essentiel de prendre des pauses régulières de votre posture statique afin de permettre à votre corps de bouger.
